Les Nouvelles Brèves Mis en ligne le 07/08/12 La suite de cet article est accessible sur abonnement. 5 euros/mois ou 40 euros/an. Cet article : 2 euros. Cliquez ici. VOS ABONNEMENTS PERMETTENT AUX NOUVELLES NEWS D EXISTER. | SEXISME ORDINAIRELes chemisiers sont si fins qu'on peut voir au travers. A celles qui se plaignent, la direction propose... Les femmes semblent exclues du jeu des LBO.
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Commentaires
Elles choisissent comme elles peuvent avec les gens qu'elles rencontrent et leurs sentiments amoureux. A force de célibat ou de ruptures, on finit par considérer que se séparer pour cause de dispute autour du balai alors qu'on est d'accord sur le reste ça ne vaut pas la peine. Et parfois leur compagnon/compagne pas égoîste a lui aussi des contraintes similaires. Mais c'est aussi un autre débat.
C'est justement cela qui me gène. Il y a objectivement strictement aucune raison que la femme s'occupe plus de la famille que l'homme. Les personnes de confiance qui gardent les enfants cela existe. Le conjoint peut prendre sa part dans les activités domestiques et s'occuper des enfants lors des déplacements. Par ailleurs, les réunions en soirée dans la recherche, à part les "social events" lors des séminaires, je ne connais pas. Je ne vois pas où est le problème d'organisation pour corriger un tas de copies pendant un congé maternité. Un bébé, cela dort la moitié de la journée.(Il y a un problème de principe toutefois.). Toutes les activités de la recherche sont planifiées, les chercheuses et chercheurs ont parfaitement le temps de s'organiser pour les obligations en dehors du créneau habituel.
Franchement, le problème des femmes-chercheuses n'est pas le temps de travail et les déplacements, mais la difficulté qu'elles ont de faire reconnaître la qualité de leur recherche. Sauf bien sûr, si elles ont choisi un compagnon ou une compagne égoïste qui ne prend pas sa part des activités domestiques.
Donc, si j'ai bien suivi, il ne s'agit pas d'un problème féminin, mais du choix qu'un individu doit faire entre une passion, et une vie personnelle. Évidemment on incite moins les femmes à suivre leur passion car elles doivent se consacrer à leur famille. C'est pourquoi il est primordial de combattre les stéréotypes associées aux différentes disciplines d'une part, et à réfléchir à une autre répartition du temps de travail et de vie personnelle d'autre part.
Je suis d'accord avec vous, mais justement mon amie qui constatait que les meilleurs de son labo n'ont pas de vie perso, ne parlait pas spécifiquement des femmes, mais aussi (et surtout car ils sont plus nombreux) des hommes, qui visiblement ont eux aussi tout donné à leur carrière. C'était précisé dans mon premier texte.
Je répète : je ne donne pas une opinion, je relate ce que vivent dans la vraie vie mes amies qui sont chercheuses.
Les cours finissent à 17 h certes, mais le temps de recherche se fait avant et après. Les conférences et séminaires se déroulent à l'étranger. Les diners et apéros où on fait son réseau, c'est le soir. Le directeur de labo qui vous rappelle pendant votre 8e mois de congé mat pour corriger des copies depuis chez vous, c'est la vraie vie. L'autre directeur qui cesse de vous associer aux nouveaux dossiers depuis que vous avez des enfants, c'est aussi la vraie vie.
Je pense que la prochaine fois que mes amies (ainsi que ma belle-soeur, qui a effectivement mari et enfant mais qui est en train de renoncer à sa carrière, pour le coup) craqueront devant le bébé des autres, le mariage des autres, je leur dirai que leur parcours a permis de casser les stéréotypes. Je pense que ça les consolera beaucoup.
Et en effet, la même chose s'applique à mes amies archéologues, directrices d'usines, agrégées de grammaires (encore que la littérature étant une activité dite féminine, ça passe mieux).
Je suis proche d'une association de femmes scientifiques qui sont très épanouies dans leur métier, qui le conseillent à leurs enfants et qui trouvent le temps d'aller dans les établissements scolaires pour faire connaître leur métier aux jeunes. La quasi-totalité sont mariées et ont plusieurs enfants. C'est pour cela que votre opinion me gêne, car elle s'appuie sur une représentation inexacte de la société et elle renforce une idée reçue dont la conséquence est l'oubli des femmes pour les promotions vers les postes valorisants. Pourquoi les femmes avec enfants seraient moins capables que s'organiser que les hommes avec enfants pour libérer du temps pour leur passion ? D'autant que les cours (qui imposent une présence obligatoire dans l'établissement) finissent à 17H.
Tous les métiers basés sur la passion sont prenants en temps, imposent des contraintes et supposent des choix en accord avec le/la conjoint-e concernant l'équilibre de la vie de famille et de la vie professionnelle. Les métiers peuvent être liés aux mathématiques, aux sports, à la littérature, à l'artisanat réputé, à l'art (musicien-ne-s virtuoses). Pour cette raison, je suis très gênée par votre remarque qui associe ces contraintes à la recherche en mathématiques et renvoie aux stéréotypes de la société.
La réforme Chatel est fait de telle manière que la nouvelle 1ère S vérifie que les élèves ont les capacités de poursuivre des études littéraires (ce n'est pas une faute de frappe), mais interdit la progressivité des apprentissages scientifiques réduits à la portion congrue. Il s'agit aussi d'une discrimination pour les femmes, car celles-ci, victimes des stéréotypes de la sociétés, ont besoin d'être rassurée sur leur goût. Il s'agit d'une stupidité économique car la France comme tous les pays européens n'ont pas assez de diplômés en science pour faire marcher son économie.
Pour plus d'informations, allez voir les "20 propositions des femmes ingénieures et scientifiques" le thème 3 "Repenser la place des sciences et de l'ingénierie dans l'éducation".
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