Civilisation Mis en ligne le 12/07/12
Une table ronde animée par la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, a permis d’aboutir à la proposition de publier un nouveau décret pour rendre effectives les sanctions contre les entreprises ne concluant pas d'accords sur l'égalité professionnelle. Il n’a pas échappé aux syndicats et à l'Observatoire de la parité que le décret d’application de la loi sur les retraites de juillet 2011 est rédigé de telle sorte qu’il est facile pour les entreprises d’échapper aux sanctions. Najat Vallaud-Belkacem veut réécrire ce décret « très rapidement » pour une mise en place début 2013. Mais les lois ne suffisent pas (ndlr : six lois sur l’égalité professionnelle depuis 1972, et des écarts de salaire de 27 % ! ) Il a donc été proposé, à l’issue de la table ronde, l’organisation d’expérimentations visant à « accompagner les entreprises dans la mise en œuvre de la loi ». La ministre a annoncé qu’ une négociation spécifique sera ouverte le 21 septembre sur « la qualité de vie au travail et l'égalité professionnelle » Les trois P : plafond, paroi, plancher, Une négociation qui devra s’attaquer aux « trois P » qui conduisent à l'inégalité professionnelle: « P comme plafond de verre : les femmes n'arrivent pas à accéder aux hautes responsabilités comme il le faudrait », « P comme paroi de verre: les femmes sont souvent cantonnées dans un certain nombre de secteurs d'activité » et « P comme plancher scotchant, parce que beaucoup de femmes, du fait du temps partiel, n'ont pas la progression de carrière qui devrait être la leur » a affirmé la ministre à l’AFP. Le congé parental (un peu) en question La question de l'articulation des temps de la vie privée et de la vie professionnelle a aussi été abordée. Et en particulier le congé parental pour lequel une réforme élaborée en 2009 n’a jamais abouti. Lire aussi dans les nouvelles NEWS Najat Vallaud-Belkacem, l'égalité et la loi Entreprises dans le "déni" sur l'égalité femmes/hommes Egalité professionnelle: encore un délai pour les décrets Tiens, un nouveau projet de réforme pour le congé parental Paternité et travail : dix bonnes pratiques pour concilier Parentalité, égalité : "changer de paradigme" Politique familiale : bons points et reproches de l'OCDE Congé de paternité allongé : les partenaires sociaux sont pour La réforme du congé parental tombe dans les oubliettes | SEXISME ORDINAIREDes femmes en petite tenue pour inaugurer le rayon lingerie ? Syndicats et associations s'indignent... Les chemisiers sont si fins qu'on peut voir au travers. A celles qui se plaignent, la direction propose... DANS L'ACTUALITEWashington, meilleure ville US pour les femmes ; laissées pour compte à Sydney ; guerre à la misogynie... Alors que les footballeuses lyonnaises visent un troisième titre européen consécutif, L'Equipe fait... Une trentaine de femmes ont posé leur candidature. Mais ce n'est « pas autorisé », tranche un... La RDC, "pire endroit pour être mère", le malaise des mères italiennes, les journalistes tunisiennes... Articles liésLes nouvelles brèvesUne maison grandeur nature de la poupée star, attraction provoisoire, fait polémique à Berlin. Avant... Après un tollé, la firme retire de son site une version sexualisée de l'héroïne du film Rebelle.... Le N°1 mondial du chocolat, Mondelez, s'engage à son tour à agir contre les discriminations subies... Top newsLe Conseil supérieur de l'audiovisuel déplore « l’absence d’évolution concernant le nombre... En Europe comme aux Etats-Unis et même au Bangladesh, institutions et marques de vêtements prévoient... Pour la première fois, le gouvernement annonce un objectif chiffré de nouvelles places en crèche :... Après le Grand prix des médias 2012, une nouvelle distinction de la profession pour notre copine.
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Commentaires
- puisqu'il est question de rétablir la formation des maitres, commençons donc par y introduire des cours sur les discriminations de genre et nous ferons beaucoup pour le futur au lieu de toujours taper sur les entreprises qui elles gèrent les conséquences d'un orientation scolaire d'un autre âge.
- Et puis cessons de parler de 27% de différence de salaire, on mélange des choux et des carottes, cela discrédite le sujet, matraquons plutôt sur les 9/10% d'écart à compétences et postes égaux, ce qui là est proprement scandaleux.
- pourquoi faire encore un décret ? il y a tout ce qu'il faut (la 1ère loi date de 1972), je suggère de motiver les inspecteurs du travail sur ce sujet, là encore en l'introduisant dans leur cursus de formation et en renforçant leurs moyens d'investigation
Mais si, ça a des répercussions sur les adultes. Les hommes et les femmes ont de moins en moins de culture générale commune, les femmes se lamentent de se retrouver entre elles dès qu'il est question de littérature, d'histoire, de sociologie, d'engagement associatif et j'en passe, et les hommes continuent de se retrouver entre eux dans les salles de muscu et devant les ordinateurs, ou dans leurs entreprises de techniciens/informaticiens.
Chaque année l'étude sur les pratiques culturelles des français illustre ce fossé qui se creuse.
C'est un peu poussé mais l'idée est là. Tout dans la vie ne se résume pas à ce qu'on gagne à la fin du mois. Avec qui on vit et on travaille, de quoi on peut discuter, ça compte aussi.
Par rapport à l'échec scolaire des garçons, il semble que ça n'ai pas encore de répercussions sur les adultes, puisque les écarts de revenus, et l'écart de chômage n'ont quasiment pas ou peu bougé ces dernières années (à croire que le soupçon de compétence attribué aux hommes vaut plus que leurs compétences réelles).
Et, j'ai quand à moi l'impression que les petites filles, sachant à quel point on minore leur performances à l'école, éprouvent le besoin d'en faire plus en quantité de travail. Ce qui expliquerait leurs meilleurs résultats.
Si l'échec scolaire des garçons doit effectivement être combattu, c'est en leur permettant d'avoir une éducation plus ressemblante de celle des filles (et vice et versa d'ailleurs, car certains aspects de l'éducation des garçons sont intéressants, par exemple la prise de parole en public). C'est d'ailleurs tenté dans certaines crèches expérimentales; je serais curieuse de savoir si les performances comparées des filles et des garçons s'équilibrent alors mieux (mais peut-être faudrait-il que l'expérience soit poussée jusqu'au lycée pour évaluer l'impact d'une telle éducation).
Dans votre raisonnement, l'égalité n'est pas "vraie" : il est probable que les deux mois "au choix de l'un ou de l'autre" seront pris par la mère dans 99 % des cas, et donc l'employeur préfèrera toujours embaucher un homme.
On veut bien que les femmes deviennent chef, mais un homme assistant maternel, non : fonction trop indigne pour que les hommes y soient abaissés? Ca ne change donc rien sur le regard sexiste porté sur les métiers...
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